Kiad.org

Blog d'Olivier Issaly

La Constitution

2017 fut une année riche en élections (présidentielle, législatives et sénatoriales), et non pas moins riche en rebondissements…

Pendant l’élection présidentielle, cela m’a marqué qu’autant de candidats (au moins deux « majeurs » totalisant plus de 25% au premier tour) prêchent pour une nouvelle constitution. À cela s’ajoutent les différentes expressions entendues fréquemment ici et là sur une démocratie qui serait malade : un président illégitime, un premier-ministre qui ne sert à rien, voire simple « collaborateur », des députés « godillots », une majorité qui met en péril la démocratie, etc… À force d’être entendues, on finit par s’interroger effectivement sur notre constitution.

D’où le besoin de me faire mon propre avis sur la question, et la lecture de l’ouvrage « La Constitution » par Guy Carcassonne1 et Marc Guillaume. Si le fond peut sembler rébarbatif, la forme le rend très accessible. Chaque article est en effet commenté en allant à l’essentiel, sans trop de longueurs, avec autant de rigueur que d’humour (oui, j’ai rigolé !). S’agissant de la treizième édition, les exemples sont à jour jusqu’à la présidence Hollande. À vrai dire, j’ai hâte de voir les commentaires à jour suite à l’élection atypique de 2017 !

Je termine la lecture du livre avec le sentiment que cette constitution est assez robuste, ayant résisté à de nombreuses situations politiques et style de présidence. Elle n’est pas parfaite, demande à être améliorée, mais elle a permis à la France d’entrer dans les démocraties modernes. Elle n’est pas immuable, ayant déjà été révisée 22 fois et surtout, les plus grand maux de notre politique ne nécessitent pas forcément de la réviser, en témoigne l’interdiction du cumul des mandats, adoptée par une loi organique. Comme quoi des améliorations qui auront un impact majeur peuvent être apportées, sans changer ni même réviser la constitution.

Je recommande ce livre à tous ceux qui s’intéressent à la politique, car il s’agit du texte qui régit nos institutions, et il est toujours utile d’en revenir à la source. J’en retiens notamment que le président n’est pas si puissant qu’on nous le fait paraître2; que le premier-ministre dispose d’un pouvoir au contraire plus important qu’on ne le pense; et que le parlement pourrait l’être plus si il utilisait bien tous les outils à sa disposition (la fin du cumul re-concentrera peut-être les parlementaires sur leurs tâches…).

L’Union Européenne

Ce n’était pas mon premier critère de choix d’un candidat, mais l’Europe l’est devenue au fil de cette campagne présidentielle pour le moins chaotique.

Je tiens à la construction européenne, avant tout car je n’oublie pas la chance que j’ai eu de grandir en temps et dans un espace de paix. Même en étant de nature optimiste, je ne parviens pas à prendre cette paix pour acquise, tant l’histoire européenne a pu être douloureuse.

Aussi, qu’il y ait eu tant de candidats prêts à jouer avec la construction européenne m’a semblé surréaliste. La quitter est clairement irresponsable à mes yeux. Quant à promettre de renégocier une autre Europe en menaçant de quitter l’Union Européenne, c’est d’une profonde malhonnêteté intellectuelle. Imagine-t-on des problèmes de couple se résoudre en menaçant de divorcer ? Non, les problèmes se résolvent quand chacun se remet en question.

L’Union Européenne n’est pas parfaite, je ne suis pas naïf ni angélique sur la situation actuelle. Mais si elle se porte mal, c’est aussi du fait de nos propres gouvernants nationaux (que nous avons choisi, dois-je rappeler) qui se sont trop souvent défaussés sur l’Union au lieu d’assumer leurs propres erreurs. Mettre aujourd’hui sur le dos de l’Union Européenne tous les problèmes de la France relève de la même lâcheté.

Je conçois qu’on puisse avoir de nombreux points de désaccords avec le programme d’Emmanuel Macron. Pour autant, on ne peut pas douter de son attachement à la construction européenne. Il m’a semblé aussi faire preuve de bien plus d’honnêteté intellectuelle et de didactisme que la plupart des candidats et responsables politiques. En cela, je considère que c’est le meilleur choix pour l’Europe, mon premier critère. C’est par conviction que je voterai pour lui au second tour.

Lecture de surveillance://

Je viens de terminer Surveillance:// écrit par Tristan Nitot. Comme son nom l’indique, le livre aborde le fonctionnement et les dangers à laquelle nous sommes tous soumis au quotidien, quand nous utilisons notre ordinateur, nos smartphones, nos objets connectés, etc. Pas besoin d’être un geek, malgré un sujet potentiellement complexe, l’ensemble est très abordable : une lecture vivement recommandée à tous donc !

Nombre de ces sujets m’étaient déjà familiers, mais j’avoue que je m’en étais désintéréssé ces dernières années. Cela m’a rappelé l’époque où je travaillais sous Linux (je l’imposais même aux équipes marketing au début d’Owlient – ça n’a pas tenu longtemps ^^). Cela m’a rappelé aussi mes lectures de Lessig (il y a 12 ans déjà :$), le livre évoquant l’excellent Code : and other laws of cyberspace.

Quelques sujets m’ont semblé être passés rapidement cela dit. Le choix des systèmes d’exploitation par exemple, entre Windows, MacOS et les distributions GNU/Linux. Le choix est résumé à une question d’habitudes, mais l’OS n’a-t-il pas d’impact sur la collecte de données personnelles ? Est-ce que cela a moins d’importance car la collecte a moins d’ampleur que celle de l’OS d’un smartphone ? Ou juste car l’usage régresse par rapport à ces derniers ? Me posant la question de retourner éventuellement sur Windows, j’espérais un avis sur les dernières versions.

Sur le sujet des smartphones justement, j’ai trouvé intéressant que le livre rappelle la position d’Apple sur les données personnelles, plutôt raisonnable comparée aux autres acteurs (ils vivent de la vente de matériel, pas des données). On sent bien qu’il n’y a pas de solutions idéales sur smartphones pour qui veut reprendre le contrôle de ses données. L’auteur ne se résout pas à recommander Apple qui réduit parfois les libertés (AppStore qui censure arbitrairement ou empêche les applications libres sous GPL). Il ne recommande pas pour autant explicitement Androïd, même si la suite du chapitre explique comment sauver les meubles tant bien que mal sur cette OS. Pour ma part, même si je comprends les critiques sur Apple, j’ai du mal à faire confiance à un système géré par Google, dont la mission est d’organiser l’information à l’échelle mondiale et la rendre accessible et utile à tous

Dans la dernière partie sur les recommandations, le livre n’aborde pas trop les autorisations accordées aux applications. On les accepte des fois rapidement et on oublie certaines applications installées. Par exemple, l’accès à la localisation sur iOS permet 3 niveaux : jamais, quand l’application est active, et toujours. Je met tout par défaut sur jamais, et pour certaines le niveau intermédiaire me semble raisonnable.

En faisant le tri, j’ai découvert que Waze est une application qui abuse, en ne permettant que toujours ou jamais. Donner en permanence ma localisation à Waze même que je ne m’en sers pas est inacceptable. Devoir ré-autoriser à chaque utilisation est franchement pénible. Résultat : je pense que je vais simplement la désinstaller.

Autre sujet : les e-mails. Cela fait longtemps que j’ai pris mon indépendance avec le domaine kiad.org. Mais paradoxalement, il y a quelques années j’ai opté pour un Google Suite pour héberger mes mails. Par facilité, et aussi car la recherche est terriblement efficace. Le livre m’a rappelé qu’il faudrait que je me trouve un autre serveur, et un webmail avec une bonne recherche. Même si Google Suite est payant, nul doute que le contenu des mails est scanné et analysé…

Reste enfin le plus important je pense, car à la fois le plus insidieux, le plus facile à changer, et qui touche tout le monde : la navigation Internet. Le livre explique très bien les enjeux, et comment se protéger très facilement, du choix du navigateur aux différentes extensions qui aident à se protéger. Je m’attendais à des explications sur les réglages du navigateur (comme l’acceptation des cookies tiers, etc.) mais j’imagine que c’est ce que font les extensions anti-mouchards recommandées comme Ghostery.

En résumé, Surveillance:// est un livre à mettre en toutes les mains, pour qu’au moins chacun ait conscience de l’ampleur de la surveillance, et de l’importance de nos données personnelles. L’approche est volontairement accessible pour que tout un chacun puisse mettre en oeuvre des protections rapidement. Vu qu’on arrive en période de bonnes résolutions, c’est un bon cadeau à offrir !

Comment j’ai voyagé grâce aux réseaux sociaux

Fin avril, je suis parti en vacances en famille à Madère, petite île du Portugal au large des côtes marocaines. La particularité de ces vacances, c’est comment les réseaux sociaux ont guidé leur préparation. Reprenons les grandes étapes d’un voyage.

L’idée d’abord. Je cherchais une destination pour partir avec toute la famille, pas trop loin de France, mais assez dépaysant tout même. C’est par hasard que j’ai découvert des photos de Madère en suivant @viinz sur Instagram (que j’ai connu par son blog automobile à l’origine :p).

La préparation. J’ai commencé à glaner des idées de choses à faire à Madère en fouillant sur Pinterest et en me faisant un tableau spécial Madère. C’est là, par un des pins, que j’ai découvert un hôtel, le Porto Mare, qui m’a semblé tout à fait approprié pour nos vacances en famille.

La réservation. Très simple : j’ai demandé une proposition directement à l’hôtel par e-mail. C’était en pratique plus simple qu’un site comme Booking ou autres, vues mes contraintes de nombre de personnes/chambres. Et l’offre tout aussi intéressante. Et voilà !

Une levada, canal d'irrigation typique de Madère, qui sert de chemin de randonnée

Une levada, canal d’irrigation typique de Madère, qui sert de chemin de randonnée

Le voyage en lui-même c’est très bien passé, Madère est une île vraiment magique !

Le partage. C’est là que MyAtlas intervient 🙂 J’ai raconté mes vacances à Madère, photos à l’appui. Contrairement à ce que je faisais avec des albums Flickr quelques années auparavant, j’apprécie sur MyAtlas de pouvoir raconter mon voyage par étapes avec une localisation géographique. Les nombreux formats pour agencer et valoriser les photos rythment bien mieux le récit. Et surtout, il se partage facilement à toute la famille, et j’aurai encore plaisir à le relire dans quelques années.

Voilà le sens de ce sur quoi on travaille avec MyAtlas : apporter de l’inspiration pour des voyages en faisant rêver quelques minutes, et avoir le plaisir d’un beau support pour ne pas oublier ses beaux voyages.

De Wenuts à MyAtlas

En mai dernier je parlais de Wenuts, notre nouveau projet autour des forums de discussions. Celui-ci a bien évolué depuis, puisque nous lançons aujourd’hui MyAtlas, une plate-forme de blog pour faire de ses voyages des récits inspirants. Comment en est-on arrivé là ? 🙂

Nous avons travaillé à dépoussiérer les forums, avec une idée en tête : comment valoriser les expériences exceptionnelles qui y souvent racontées par les mordus de voiture, de voile, de photos et bien d’autres passions… On tournait autour d’un concept de “mémorable”, pour donner les outils d’un blog, directement intégrés dans le forum de votre passion.

On The Road Again 2015-12-18 13-42-15Pendant l’été 2015, on fait un test sur la passion automobile. Rapidement, le concept de mémorable nous semble plus important que les forums, surtout dans une optique de monétisation d’influence avec les marques.

Dans notre liste de passions pour lancer Wenuts, nous avions notamment l’automobile, la photographie, la voile, le voyage, l’équitation, la cuisine ou encore le vin. À bien étudier le potentiel du produit sur chaque passion, ce fut vite clair : on commencera par le voyage, et on ne fera que le voyage !

Quelques mois et un bon reshaping du produit plus tard, voilà MyAtlas 🙂

MyAtlas : faites de vos voyages des récits inspirants

MyAtlas est une plate-forme de blog pour raconter un voyage. La particularité : pas besoin de set-up ni d’effort pour se faire connaître, même si vous ne faites qu’un beau voyage par an.

On vous fournit un éditeur de qualité professionnelle, d’une simplicité déconcertante, pour faire de beaux récits de voyage inspirants. Le tout intégré dans une communauté de voyageurs.

Et comme on est hélas pas toujours en vacances, MyAtlas c’est aussi l’opportunité d’explorer le monde et chercher l’inspiration à travers les récits authentiques des autres. C’est tout la richesse du voyage : il n’y a pas deux voyageurs identiques !

MyAtlas, plate-forme de blog de voyage

MyAtlas, c’est votre façon de voir le monde à travers vos voyages.

Le service est déjà live sur myatlas.com, n’hésitez pas à le tester et nous faire part de vos commentaires ! Vous trouverez mes récits de voyages sur mon profil. Au programme : SuèdeJapon, Islande, Pérou, Canada, Irlande… J’avoue, je suis plus mordu de voyages que de chevaux ou jeux vidéo 😉

Page 1 sur 36

Blog d'Olivier Issaly & Thème basé sur Lovecraft